Les interventions 2010

lesinterventions.png

 

 

.

Commission des Affaires sociales- Séance du 30 juin 2010
Examen du rapport d’information en conclusion des travaux de la mission d’information sur les missions et l’action de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie

Intervention de Laurence Dumont
 
Je félicite la rapporteure Bérengère Poletti ainsi que l’ensemble des membres de la mission pour l’excellent travail accompli, qui facilitera la compréhension du fonctionnement et du financement du secteur médico-social.

Cette mission a été créée à la demande des députés socialistes. Cinq ans après la mise en place effective de la CNSA, nous nous devions de faire toute la lumière sur la nature et l’utilisation des excédents budgétaires de la caisse, dont le montant s’élève à près de 2 milliards d’euros depuis sa création. Nous devions aussi éclairer la Représentation nationale sur le débasage opéré par le Gouvernement, à savoir le reversement d’une partie des excédents budgétaires de la CNSA à l’Assurance maladie, qui contrevient au principe de sanctuarisation des crédits de la caisse inscrit dans la loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.

i

Séance du jeudi 20 mai 2010- Proposition de loi visant à abroger le bouclier fiscal

« Face à la crise, les Français ne sont pas égaux !
Alors que les plus fragilisés éprouvent de plus en plus de difficultés dans leur vie quotidienne, le gouvernement maintient sa politique clientéliste en faveur des plus nantis.
 « Pas touche au grisby » ou plutôt pas touche au bouclier fiscal, voilà le credo imposé par l’Elysée au gouvernement Fillon.
 
Arquebouté sur une mesure célébrant l'argent-roi, ce dispositif bénéficiant à 17 000 familles fortunées (dont plus de 700 ont reçu un chèque moyen de 376.000 euros) est maintenu contre vents et marées.

Le seul énoncé de ces deux chiffres montre le caractère indécent du bouclier fiscal.
D’autant plus indécent quand on sait que, dans le même temps,  l’Allocation Adulte Handicapé n'a été augmentée que de 54 euros par mois.
La réalité crue des chiffres est toujours nécessaire à rappeler, notamment  à celles et ceux qui s’apprêtent à voter contre notre proposition de loi.
 
Si, avec le bouclier fiscal, vous souhaitez permettre aux plus riches de le rester, et bien assumez le !
Il faut le rappeler ici, ce bouclier fiscal représente la marque indélébile d’une politique d’injustice fiscale mise en place depuis 2007 par le gouvernement Fillon -Sarkozy.

Aujourd'hui, 67% des Français contestent ce bouclier fiscal. Parce qu’il fait la part belle à ceux qui ont de l’argent, mais également parce qu’il est inefficace. Eviter l'évasion fiscale et favoriser le retour de contribuables expatriés : ces prétextes fallacieux pour créer et maintenir ce dispositif  fiscal ont fait long feu.
 
Indécence et échec, voilà les mots pour qualifier le scandale d’une mesure motivée uniquement par des choix idéologiques. Après les contorsions et l’agitation médiatique de députés de la majorité, ces deniers mois, sur la suspension souhaitée par eux du bouclier fiscal, l’heure est au véritable choix.

L’équité fiscale tant réclamée par certains de la majorité et par l'ensemble de l'opposition doit se traduire par l’expression d’un vote pour l'abrogation de ce funeste bouclier fiscal».

i

Commission des affaires sociales- 18 mai 2010
Audition de christian CHARPY- Intervention de Laurence DUMONT

Le groupe socialiste avait effectivement demandé cette audition en octobre dernier. Elle nous offre l’occasion de vous interroger sur la réalisation des engagements que vous aviez pris devant la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, il y a un an. Les effets de la crise ne pouvant vous être imputés, je ne vous questionnerai donc qu’à propos des effets de la fusion et des conditions dans lesquelles elle a été conduite.

.

Droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étrangers non ressortissants de l’Union européenne résidant en France- Proposition de loi socialiste
Jeudi 25 mars 2010

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le texte proposé aujourd’hui faisait certes partie, en 1981 des 110 propositions du candidat François Mitterrand – que vous souteniez alors, monsieur le secrétaire d’État. Mais il constituait aussi un élément de programme de M. Sarkozy – que vous soutenez maintenant.

Nous savons tous, malheureusement, ce que peuvent devenir certaines promesses électorales. Ne nous étonnons pas trop, dès lors, des records d’abstention que nous enregistrons, à l’instar de celui de dimanche dernier.

Le Président de la République, comme nombre d’orateurs l’ont souligné, s’était dit « intellectuellement favorable au droit de vote des étrangers », ajoutant, par prudence ou par réalisme, que sa majorité n’était pas mûre.

À écouter les débats en commission et les orateurs en séance publique ce matin, on constate que la majorité n’est en effet pas mûre. Le Président de la République ne s’est pas trompé à ce sujet.

Pourtant, les dispositions que nous proposons aujourd’hui sont souhaitées par une majorité de Français, recommandées par l’Union européenne, préconisées par le Conseil de l’Europe, dont la France n’a toujours pas ratifié la convention sur la participation des étrangers à la vie publique au niveau local.

Que faut-il de plus pour vous faire mûrir, chers collègues ?

De quoi s’agit-il exactement ? Il s’agit de mettre un terme à ce qu’on pourrait qualifier d’ethnicisation de la citoyenneté, en permettant à tous ceux qui vivent et travaillent légalement en France depuis cinq ans de prendre part à la vie de leur cité en votant aux élections locales.

LD_VOTE_DES_ETRANGERS_1.jpg
.

Projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure
Mardi 9 février 2010- DG

Monsieur le Ministre, mes chers collègues. 
Encore un débat sur la sécurité ! Après la multitude de textes présentés par ce gouvernement, il en faut un nème pour masquer, sans doute, l’inefficacité des précédents.
Qu’en est-il de celui-ci ? Nous avons un catalogue de mesures allant de l’intelligence économique, à la vidéosurveillance, partant du principe que la technologie va remplacer l’homme.
La Vidéosurveillance en est une illustration. 

Vous avez souhaité la rebaptiser « vidéoprotection » parce que, je vous cite « Le mot de  « Vidéosurveillance ” est inapproprié, car il peut laisser penser à nos concitoyens, à tort, que ces systèmes pourraient  porter atteinte à certains aspects de la vie privée ».  Il y a lieu « Dès lors, de remplacer  le mot “ Vidéosurveillance ” par le mot “ vidéoprotection  ”, qui reflète plus fidèlement, tant la volonté du législateur, que l’action conduite en faveur de nos concitoyens».   
Permettez-moi d’en douter  pour plusieurs raisons :


LOPSI2_1.jpg

La vidéo
197ème minutes

VIDEOSURVEILLANCE.jpg
"photo "20minutes.fr"

 

.

Séance du 27 janvier 2010- Questions au Gouvernement
Situation du journaliste tunisien Taoufik Ben Brik

Mme Laurence Dumont. Monsieur le président, ma question s’adresse au ministre des affaires étrangères.

Samedi prochain, 30 janvier, la Cour d'appel de Tunis examinera l'appel présenté par le journaliste Taoufik Ben Brik, condamné le 28 novembre 2009 à six mois de prison ferme par un tribunal correctionnel.
Les circonstances électorales de l'arrestation de Taoufik Ben Brik, les conditions de sa détention comme celles de son procès interpellent les consciences démocratiques.
L’attention du ministre des affaires étrangères et du Gouvernement a été attirée de façon particulière et pressante sur la dégradation persistante des libertés en Tunisie. Le sort injuste réservé à M. Ben Brik par les autorités de son pays n'est malheureusement que la pointe visible d'une réalité démocratique très dégradée.

QUESTIONTUNISIE0110_1_1.jpg

VIDEO

.
Laurence DUMONT préside la mission d'information sur la CNSA
(caisse nationale de solidarité pour l'autonomie)

DOSSIER

 .